secret mal caché

mes deceptions politiques, les livres que j'aime, mes amantes, tout le genre de truc qu'on met dans un journal intime

07 décembre 2007

premiere manche résultats: ensemble

alors je suis absolument désolé je vais sortir l'excuse la plus bidon du monde mais ma mere m'a confisqué l'ordinateur et je n'ai pu tenir mes engagements en temps et en heure. ensuite je n'ai pas donné d'avis pour la simple et bonne raison que je n'ai rien lu avant d'avoir pu envoyer ma propre oeuvre (c'est à dire tout de suite) pour ne pas etre tenter de ne changer ne serais ce qu'une ligne de mon texte. encore une fois mes plus plates excuses pour ce manque total de ponctualité, je suis super déçu de moi meme. sur ce voici mon "oeuvre".

La silhouette cours de toits en toits, elle vole avec une agilité apprise qui semble née d'une longue pratique de telles activités. Elle suis de maisons en maisons son chemin, sans hésiter, jusqu'à arriver à la minuscule lucarne. Le soleil se couche derrière elle tout doucement, en illuminant la grande ville de sa lumière rougeoyante, presque sanglante sur les toits d'étain des immeubles. Il n'en est pas moins beau à ses yeux, dans son esprit il la couve d'un oeil bienveillant, étends ses tentacules d'ombres juste pour la cacher mieux... et pour le cacher lui. Elle sais qu'il fait comme elle mais en bas, dans les rues. Alors elle veux croire que le soleil qui se couche derrière elle (derrière eux peut être) les protège et les aide. Ah voilà la lucarne. Hop une fine épingle extraite comme par magie d'un chignon serré, et un peu austère il faux bien le dire, et se souvenir de la technique. Alors, une fois au coin passer dans la fente et relever à l'aide de l'épingle. Puis ensuite soulever la plaque délicatement, accéder au petit bout de bois le long de la fenêtre et le décaler délicatement sans forcer vers la gauche. Et ensuite? Ah oui, enlever la main et soulever la lucarne. Et voilà le travail, une fenestre ouverte avec élégance. Elle se glisse alors dans la pièce plongée dans l'ombre en dessous d'elle et referme délicatement le battant de la mansarde apres elle. Qu'est ce que c'est! Ouf juste une petite souris de rien du tout. Elle a beau avoir l'entraînement qu'elle a elle a faillis crier. mais ou est il lui par contre?
Plus vite, plus vite, à gauche maintenant. Encore une fois à gauche et vite la porte, la vieille concierge ne la ferme jamais. La refermer calmement c'est important, pas de claquements intempestifs si non c'est fichu. Ensuite le fond de la cour grimper sur la poubelle et sauter de l'autre côté tout en donnant une legere poussée à la benne pour qu'elle suive la legere pente et aille rejoindre ses consoeurs loin de tout murs suspects, au fond de la cour. Et enfin sauter. Ensuite le chemin est facile, il s'agit juste de monter les sept étages jusqu'à la mansarde et ce sera bon. Les autres les auront entraîné vers une autre piste, encore une remerciement à devoir, un service qu'il faudra rendre dans le futur. Rien ne l'aurai empêché de venir malgres tout. Il s'agit de la voir elle la jeune fille du bord de la mer. Il ouvre la porte maintenant et elle est là.
Elle lui saute dans les bras et il l'embrasse d'abord une fois fougueusement. Il s'arrête alors pour la regarder alors. Juste un regard tendre, tellement plus que juste un baiser. Puis encore un baiser tout de même, plus tendre celui là, presque esquissé à moitié évanescent, juste comme il sait faire. Juste les baisers qui la rende folle: « Tu m'as manqué. » elle se serre un peu plus contre sa poitrine comme une petite fille. Cette manière si charmante de se blottir contre lui est si tendre qu'elle en ferai presque oublier l'arme qu'elle porte dans le holster à sa ceinture, le lourd monstre de métal dont elle est maître et propriétaire. Il s'en fiche, il n'a pas l'air de s''y intéresser, ni même d'y croire. Il la tient sans rien demander d'autre. : « j'ai écris d'autres poèmes pour toi, je te les ferai lire plus tard »
« tu en as aussi contre le gouvernement? »
« oui »
« ne moeurs pas juste pour publier ceux ci »
et cela suffis, rien d'autre à dire, juste à profiter d'eux deux ensemble.
La nuit est trop courte le jour se lève trop vite ils le savent. Il fait encore nuit quand ils doivent se réveiller. La paillasse miteuse et la fine couverture on fait malgres tout le plus beau des lits pour eux. Le plus secret des auditoriums, pour l'unique public qui soit vraiment important. Il a pu dire chacun de ses poèmes à son oreille comme un secret militaire, elle le gardera sans doute plus précieusement que ceux qu'elle connais vraiment. Elle a pu dessiner de sa bouche sur la peau de son cou les fleurs que l'on offre si souvent aux amants rêveurs de révolutions, de ces fleurs qui justifient les longues écharpes dont ils sont coutumiers, il les chérira plus que tout les oeillets rouges du monde. La nuit est encore belle malgres l'imminence du départ et ils contemplent les étoiles avant que l'horizon ne s'éclaircisse. : « tu vivra avec moi un jour? »
«nous avons choisi de biens étranges chemins tout les deux »
« et alors, nous avons fait les choix que nous croyons juste, c'est tout ce qui compte »
« tu ne m'en veux toujours pas de m'être engagée dans l'armée? »
« je ne sais pas. Je ne sais qu'une chose je t'aime quoi que tu puisses faire, et quoi que je pense de tes choix par ailleurs »
« alors un jour nous vivront ensemble »
il ne s'agit plus de paroles maintenant, juste du silence. Ils le savourent le silence comme un grand moment de bonheur. il va falloir partir se séparer encore, courir pour se cacher de nouveau,ne plus se voir pendant de longues semaines, arranger des rendez vous cachés et encore une fois avoir peur de se faire prendre par la police spéciale. Mais tout de suite rien n'a d'importance qu'eux, ensemble.
« regarde une étoile filante il faux faire un voeux! »
« ce n'est pas une étoile filante, c'est une bombe »'

Posté par Melencurion à 01:48 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Alors moi j'ai tout lu.
Surprenant ce style calme, hyper posé, bien rythmé et presque sans faute d'orthographe... je suis bluffée.
La suite, la suite, la suite ^^

Posté par Tiphanya, 07 décembre 2007 à 21:54

J'ai tout lu moi aussi. Et tout comme titi, j'aimerais bien avoir une suite, parce que là, c'est pas pour dire, mais tu nous plantes au mauvais moment.
C'est vrai que ton style est agréable (mais ça, je crois que j'e te l'ai déjà dit je sais plus quand).
D'ailleurs tu sais à quoi m'a fait penser ton début d'histoire? C'est idiot vu la suite, mais j'ai entrevu le Scorpion dans ce premier paragraphe. Genre Mejaï qui court sur les toits.

'Fin voila. Un bon début, et vivement la suite.

Posté par angel's heaven, 09 décembre 2007 à 01:12

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